Chronique d’un voyage de 36 heures (vers l’Australie)

L'aventure australienne commence forcément par un long voyage en avion. Petite chronique d'un vol aux multiples péripéties !

Le grand jour est arrivé. Après une petite année de préparation, d’économies, de fantasmes et de patience, on y est ! Aéroport Charles de Gaulle. Paris. Direction Sydney.

 

Le départ

Les derniers jours en France ont été rythmés par les au revoir. Tour des copains, repas de famille… On a pris trois kilos avant de partir mais tout va bien ! Difficile de réaliser, même à l’aéroport, que le projet nourri depuis tant de temps se concrétise enfin. Tout s’enchaîne plutôt rapidement : enregistrement des bagages, embarquement, installation dans l’avion. Le sourire du personnel de l’aéroport et leurs petits mots sympas : « Bon LONG voyage à vous ».
Et il va être long ce voyage : Deux vols d’une dizaine d’heures, et 13h d’attente entre les deux, à l’aéroport de Hô Chi Minh au Vietnam. Rejoindre le bout du monde n’est pas de tout repos !

 

Envol Paris > Hô Chi Minh

Durant un vol de 12h, le tout est de savoir s’occuper. Les minis écrans face aux sièges sont là pour tuer l’ennui. Et on pourrait résumer les occupations de tout voyageur dans un avion par ces quelques mots : Lecture. Bouffe. Films. Lecture. Bouffe. Ennui. Film. Ennui. Et… tentative de dodo. Infructueuse dans notre cas… Même les films les plus ennuyants du monde n’auront pas raison de nous…
Et puis, en plein vol, on se rend compte que lorsque l’on atterrit au Vietnam, il sera pour nous 1h du matin, et que les 13h d’attente vont donc correspondre à une bonne grosse nuit blanche ! Il n’y a plus de doutes, on va se prendre un bon gros jetlag en pleine face. Ca fera de bons souvenirs !

 

 

L’attente

Au départ quand on achète des billets vraiment, VRAIMENT pas chers avec une escale de 13 heures, on ne se rend pas vraiment compte de ce qu’on va vivre.
Et, quand on imagine le pire, on se dit : « ok 13 heures c’est long, mais on fera un tour dans l’espace Duty Free, on boira un café, on bouquinera, on jouera aux cartes, on ira manger un bout, on se fera une petite sieste, on rejouera aux cartes et ce sera vite passé ». Mais ça, c’est ce qu’on imagine !

Dans les faits, c’est un peu plus hardcore !

D’abord, parce qu’on ne réalise pas qu’arriver à 7h du mat’ à Hô Chin Minh = 1h du mat’ pour nous. Ensuite, parce qu’après 12h de vol dans les pattes, on n’est plus vraiment la même personne. Et enfin, parce qu’un aéroport peut vite se transformer en zone de transit du type torture.
Dans les faits, quand on doit se taper une nuit blanche dans un aéroport, après le café de l’arrivée, la fatigue extrême pointe vite le bout de son nez. C’est à ce moment qu’on se dit qu’on va aller faire un tour pour se dégourdir les jambes, et qu’on sent qu’on a le pas vraiment trop lourd pour continuer à faire semblant de se promener. Et alors on oublie la lecture, les cartes, les bras de fer chinois. Et on pense simplement à essayer de dormir. OUI MAIS… les odeurs de bouffe avoisinantes, où les délicieuses senteurs de Burger King se mélangent aux nouilles sautées à la crevette.. ET, les douces voix des hôtesses de l’air qui scandent dans leur micro toutes les 5 minutes pour les embarquements ne nous ont laissé aucun répit ! A la fin de cette interminable attente, chaque annonce provoquait chez nous un rire nerveux digne d’une folie naissante !

 

Envol Hô Chi Minh > Sydney

Pour le deuxième vol, on se dit qu’on est tellement fatigués qu’on va forcément dormir d’une traite dans l’avion et ne pas voir le temps passer. Heureusement, ce fut à peu près le cas !
Après un plat asiatique vite avalé, trois verres de vin et un whisky, il ne nous a pas fallu longtemps pour nous endormir !
Mais cette délivrance ne fût que de courte durée… car une petite mamie installée juste derrière nous s’est mise à payer de la folk vietnamienne plein les watts sous sa couverture pour s’endormir. De quoi égayer le sommeil des passagers (surtout le nôtre) et raviver les cris des bébés quelques sièges plus loin.
Après cette initiation à la folk vietnamienne et quelques heures plus tard, ça y est ! Les yeux engourdis de sommeil et la bouche pâteuse, nous survolons Darwin et prenons le chemin de l’Ouback direction Sydney ! Alors que le soleil se lève, milles couleurs apparaissent dans le ciel et nous ne cessons d’admirer ces paysages magnifiques qui nous fascinent.

 

L’arrivée

Trente minutes avant l’atterrissage, nous commençons à traverser de grosses averses. Le pilote de l’avion amorce la descente de l’appareil et nous passons par une épaisse couche de nuages blancs. Nous espérions voir la magnifique baie de Sydney mais il n’en sera rien car le temps est assez catastrophique (digne de notre chère région Lorraine), mais ce n’est pas grave : nous sommes enfin arrivés et allons fouler pour la première fois de notre vie le sol australien !
L’avion atterrit. Direction les douanes. On se dit que dans 10 minutes, tout sera bon, nous serons sortis de l’aéroport afin de rejoindre un repos bien mérité. Sauf que…il fallait bien terminer ce périple comme nous l’avions vécu : avec une attente supplémentaire d’une bonne heure cette fois-ci.

Nous observons devant nous une queue gigantesque (d’environ 50m !!) de voyageurs de toutes origines attendant de recevoir le Saint Graal que tout bourlingueur souhaite obtenir : le tampon du visa permettant le séjour sur le territoire.
Après 45 minutes d’attente, nous arrivons enfin au niveau des douanes. Le contrôle débute. Le type de la douane nous dévisage. Nous le dévisageons. Il est plutôt sympa. Il nous pose quelques questions, relatives aux réponses que nous avions inscrites sur le questionnaire fournit un peu plus tôt dans l’avion. Puis Jules donne son passeport. Le type de la douane lui fait remarquer qu’il a une tête de trafiquant sur sa photo (c’est vrai qu’elle est horrible cette photo !). Jules rigole. Le douanier tamponne son visa. On relâche notre souffle. (Ouf !)

Nous voici enfin arrivés à bon port. Nous sortons dehors où une fine pluie parsème l’air ambiant et rafraîchit nos mines blafardes. L’aventure peut commencer !

 

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