Comment j’ai gâché ma vie en partant voyager ?

J'aimais bien mon ancienne vie avant de voyager... Mais vous savez quoi ? Je crois que mon sac à dos m'a kidnappé ! Comment m'en débarrasser dorénavant ?

Cela fait maintenant plus de deux mois que j’ai quitté mon petit cocon de vie en France pour partir à l’étranger. Deux mois que ma vie a complétement basculé.
Je me suis adapté, j’ai bourlingué, j’ai expérimenté en Australie. Chaque année, de nombreuses personnes réalisent ce voyage formateur. On dit qu’il marque la vie de chaque backpacker choisissant de prendre la direction des routes sinueuses, ô combien chargées de fantasmes d’aventuriers.

Mais je dois vous avouer quelque chose, j’ai un sentiment au fond de moi qui me chatouille, me prend aux tripes. Puis-je vous faire une confession ? Je crois avoir gâché ma vie en partant voyager.
Un emploi stable. Un équilibre affectif. Des activités ponctuelles. Des interactions constantes. Une sécurité assurée.
Autrefois je jouissais d’une vie plutôt calme, ponctuée de quelques pics de folies hebdomadaires, histoire de pouvoir équilibrer sainement ma routine journalière.

Mais malheureusement, j’ai tout foutu en l’air. Un vice tout au fond de moi m’a rendu fou. Tout allait bien. Jusqu’à ce que je fasse tout sauter dans une impulsion, qui a fait voler en éclat ce dilemme cornélien.
Je suis passé de l’autre côté du miroir et c’est dur d’en ressortir.

Même si des fois on s’ennuyait j’aimais bien la routine

Mon emploi était plus que correct. Un salaire décent. Suffisant pour mener un petit train-train d’illuminé dans notre ville lumière. J’aurais surement pu percer, « faire carrière » comme disent les cadres, et travailler jusqu’à pas d’heures pour le prestige, l’argent et les femmes…

En fait non. Pas les femmes. J’avais déjà une copine à l’époque. Je l’ai toujours d’ailleurs. Nous voyageons ensemble, et ce, depuis le début. Nous avions conclu qu’il était temps pour nous de partir. Vivre un grand changement et briser les chaînes de la routine. Mais finalement, même si des fois on s’ennuyait, j’aimais bien notre petite routine…

Les soirées « intramuros »…. Des ambiances bétonnées aux effluves éthyliques. Il fallait bien digérer la semaine non ? Entre picon bière et shots en tout genre, on se projetait dans les boulevards haussmanniens, courant après le dernier métro, direction le terminus « Oubliettes ».
Sorti des tunnels aux mille visages, je rejoignais, généralement hébété, ma tour d’ivoire fondant à travers la brume électrique.

J'aimais bien mon ancienne vie avant de voyager... Mais vous savez quoi ? Je crois que mon sac à dos m'a kidnappé ! Comment m'en débarrasser dorénavant ?

Courir dans Paris, à la poursuite des effluves éthyliques…

Je me suis d’ailleurs permis de qualifier mon chez-moi de l’époque d’ivoire, car le prix s’en rapproche. Excusez-moi si je parais pédant. Ça n’est pas du tout mon intention. Mais comprenez-moi. Comptez 800 € pour deux personnes et un chat, et ce pour 24m2, et vous avez la cage à lapin dans laquelle  ma copine et moi vivions.
Ça doit s’approcher du prix de l’ivoire non ? Le nec plus ultra. Le tout pour un prix modeste. Au moins nous ne manquions pas d’intimité… même avec les voisins !

Me voilà parachuté en territoire inconnu. Pas forcément hostile. Plutôt imprévisible. Fini la routine.

Maintenant tout cela me semble bien loin. Après 36 heures passées en lévitation d’une zone internationale à une autre, me voilà parachuté en territoire inconnu. Pas forcément hostile. Plutôt imprévisible. Fini la routine.

Car dès mon arrivée en Australie, mon sac à dos m’a kidnappé, me faisant voler d’une ville à une autre. Au début, il explosait à chaque fois dans ma chambre, étalant l’équivalent d’une vie par terre.
J’aurais dû me douter que c’était les prémisses d’un futur bien plus sombre… Chaussettes usagées, tube de dentifrice desséché, ordinateur bruyant mais rythmé : tout était dispersé dans ma chambre.
Cependant, j’étais satisfait de ce joyeux bordel, enfin plus que mes voisins de chambre ou de tente. Je pouvais me reposer.

Les premiers jours furent plutôt encourageants, croyez-moi. Même à l’autre bout du monde, je tentais de me recréer une petite routine. Je pensais même retrouver un emploi stable.
Mais mon sac à dos à peine défait a subitement rangé toutes mes affaires et s’est montré prêt à repartir. Il a fait preuve de signes d’impatience. C’est là que les choses se sont gâtées.

Cet endroit me plaisait pas mal ! J'y serais bien resté à jamais...

Cet endroit me plaisait pas mal ! J’y serais bien resté à jamais…

Donc, un matin en me réveillant, mon propre sac à dos que j’avais choisi parmi tant d’autres, dont j’avais pris tellement soin, me mis un gros coup de pied au cul et me dégageât de l’auberge ou j’avais trouvé logis. Il m’agrippa illico presto les deux épaules et me porta vers la première route rencontrée direction… direction… en fait, veuillez m’excuser, mais je ne sais toujours pas où il a décidé de me mener.

Cela fait maintenant deux mois que dure le calvaire …

Vous savez ce qui le plus dur dans mon histoire ? J’ai dû oublier tout ce que j’avais mis tant d’années à construire par moi-même.
Tout ce pour lequel j’ai travaillé, galéré et pesté, est parti aussi vite qu’un eucalyptus dans un feu de bush.

Depuis deux mois, j’ai dû changer complètement chacune de mes habitudes. Je vis désormais dans un climat volage d’impulsivité.

Je n’ai malheureusement plus de maison, plus de lieu où me ressourcer. Ma maison est nulle part et partout à la fois : sur les routes, dans l’outback, dans la jungle, sur la plage…
Chaque paysage devient alors un mémorial sacré où mes souvenirs s’ancrent et vagabondent. Ils sont dispersés aux quatre coins de l’Australie, pour le moment, avant de prendre probablement un envol vers d’autres pays plus exotiques.

Difficile d'oublier des paysages comme celui-ci !

Difficile d’oublier des paysages comme celui-ci !

Auparavant j’avais un salaire mensuel, je recevais des ordres avec des projets imposés. Désormais, je suis dans l’obligation de me fier à moi-même. Je suis passé de sédentaire à nomade digital. Je trouve et choisis mes clients. Je négocie mes propres tarifs et suis mon unique patron.
Je n’ai plus de bureau, si ce n’est celui de mon ordinateur et mes horaires sont ceux que je choisis. Si besoin, je peux même trouver un petit job pendant un mois, histoire de pouvoir repartir sur la route.

Ma vie en couple a également évolué. Nous devons plus nous écouter maintenant et prendre des décisions communes plus prenantes avec un investissement plus important qu’auparavant.
Chaque jour apporte son lot de passion pour ce que nous entreprenons. Ce n’est, certes, pas toujours tout rose et certains jours peuvent même se transformer en joutes émotionnelles. Mais ça fait parti du jeu n’est-ce pas ? Je n’étais pas très joueur avant, mais bon, il faut bien savoir prendre des risques parfois !

D’ailleurs, des risques j’en ai pris depuis ! Non pas par plaisir, mais par nécessité. Imaginez : vous vous retrouvez à l’autre bout du monde, ça pue la nouveauté et votre entourage vous pousse à vous dépasser.
Quand on est face à l’inconnu, il faut s’attendre à savoir prendre des risques. Par exemple, je n’aurais jamais cru faire un rodéo dans ma vie…Et vous savez quoi ? J’ai pris mon courage à deux mains, j’ai contemplé la bête bourrée de testostérone et je l’ai fièrement monté faisant plus d’une fois le tour de l’arène. Certes, pas forcément sur la bête, mais bordel, je l’ai fait !

Je me sens obligé d’aller vers les gens, d’en apprendre plus

C’est justement cet entourage de voyageurs me poussant à expérimenter tant de choses nouvelles que mon sac à dos a la fâcheuse tendance de me faire rencontrer.
On refait le monde autour de discussions remplies d’anecdotes. Le point commun de tous ces bourlingueurs n’est autre que de faire preuve d’une ouverture d’esprit au-dessus de la moyenne. Quel défaut !

Comme nous, ils ont plein d’interrogations sur le pourquoi du comment nos backpacks respectifs ont décidés de nous enlever à notre routine métro, boulot, dodo si confortable.
A l’instar de mon propre passé, je me sens obligé d’aller vers ces gens, d’en apprendre plus. Toujours plus. Il ne se passe pas une journée où mon sac à dos ne me force à apprécier des moments partagés avec d’autres personnes rencontrées au détour d’une carte routière ou d’une bière.

Tout dépend désormais de l’humeur de mon sac à dos. C’est lui qui me fait avancer dans la vie.


En conclusion, je ne ferais pas l’apologie du kidnapping. Mon propre ravisseur, mon propre sac à dos, a gâché ma vie et fait exploser en éclat tout ce qui faisait de moi un sédentaire. Mon gentil petit train-train a déraillé, laissant sur le côté des rails vissés au sol mon ancienne vie.

J’ai désormais une nouvelle vie dictée par le poids du voyage que supporte mon dos. J’éprouve en ce moment même un certain syndrome de Stockholm pour ce maudit sac à dos qui me traine sur les routes de l’inconnu.

Je suis séquestré dans des paysages magnifiques et un imaginaire plein de hasard. Et vous savez quoi ? J’ai une ultime confession à vous faire avant le point de non-retour : je crois que je me suis fait à cette nouvelle vie. Comment s’en séparer dorénavant ?

49 Commentaires

  • Lorene dit :

    Super..!..quel original resume de la vie d’un backpacker! il est certain que ce n’est pas donne a tout le monde de partir a l’autre bout du globe et y laisser sa petite vie bien rangee! Quel courage ;) je te souhaite de continuer a en savoir davantage sur toi meme…. La vie est un livre. celui qui ne voyage pas ne lit qu’une seule page….. A mediter… Lorene une backpackeuse aussi !!

  • Louise dit :

    J’aime beaucoup cet article. On a envie d’aller jusqu’au bout.
    Bravo à vous deux pour cette prise de risque. C’est courageux de quitter son confort de vie. Ca me fait penser à ce film  » In to the wild  » qui m’a profondément touchée. En tout cas continuez à nous faire partager vos récits de voyages…!

  • robin dit :

    Tu écris super bien, merci pour ton point de vue sur tout ça!
    Je pars aussi le mois prochain, et personnellement j’ai craqué, faute d’un train de vie trop bousculé par les aléas de la vie, avant de finir mes études…
    Et tu sais quoi? Je n’ai plus rien sur quoi compter maintenant, appart moi même, et mon sac à dos comme tu dirais. J’ai juste mon BAC. J’ai même vendu ma voiture. Ma moto aussi. Paradoxalement je n’ai pas peur de me laisser dépérir parce que je n’ai pas de diplômes, mais vraiment pas; je suis plutôt pressé de voir les idées que le voyages m’apporterons pour ma vie futur et je compte bien en faire quelque chose. Si ça marchait pas alors j’utiliserais la roue de secours: quelques expériences dans la restaurations.
    La routine je trouve ça fade, et je pense qu’on a bien le temps de se poser!

    Bonne route.

    Robin, 22 ans

  • Vous avez oublié de préciser qu’avec l’argent dépensé en voyage futile, vous auriez pu vous payer une nouvelle voiture, la plus chère pour frimer dans les embouteillages parisiens. Méfiez-vous de votre sac à dos, le mien est identique. Ce doit être son frère. Allez, courage, nous leur échapperons un jour… peut être…

  • Un article bien écrit qui résume bien les différences entre un mode de vis nomade et sédentaire. Cela fait plus d’un an que mon sac à dos m’a kidnappé moi aussi, et c’est dur de se défaire de ce mode de vie…

  • Dufourmantelle Guillaume dit :

    En plus d’être bien écrit, ce texte m’a fait voyager et ce du début à la fin, je vous remercie personnellement d’avoir partagé ce sentiment qu’est le votre à travers le début de votre aventure australienne, franchir le cap du doute et sortir de sa routine n’a pas dû être aisée mais au final vous l’avez surmonté, bonne continuation et que ce voyage ne soit pas le dernier que vous effectuerez.

  • Antho dit :

    Bravo, c’est bien écrit ! Faut surtout continuer :)
    Mais si ça fait vraiment que 2 mois que vous bourlinguez, c’est vraiment que le début ! Les émotions arriveront plus tard. Et quand vraiment ça fera des mois et des mois que vous arpenterez les routes du monde, là il sera vraiment dur de retourner à l’ancienne vie ;)
    Enjoy mates !

  • Titus dit :

    Très bien raconté. Moi aussi ça m’est arrivé il y a 5 ans maintenant. Australie, Fiji, nouvelle calédonie, nouvelle Zélande, Canada. Maintenant je vis en Allemagne avec ma compagne rencontré en nouvelle Zélande. Et tout les jours notre sac à dos nous dit de repartir. Ce que l’on fait.
    Continuez votre périple, c’est la meilleure école au monde, le voyage. C’est pour cela que le sac a dos est la lol.

  • Hé hé comme quoi de nos jours, il est tellement plus facile de voyager, de partir…que de rester.
    Ça donne le vertige quand on pense aux difficultés qu’avait Alexandre Le Grand, Marco Polo…et nous qui avons les horaires de tout sur notre smartphone…le web…la communications…les transports..la sécurité. Profitons!!!! Le voyage n’est peut être plus formateur mais reste libérateur de nos contraintes :).

    Bon voyage avec votre sac à dos ;)

  • Ouroboros dit :

    Salut amis voyageurs,

    Votre article m’as fait chaud au coeur, surtout que je suis reparti sur la route depuis 2 jours apres une expulsion du skwat ou on essayais de monter une petite communautée a cause du nouveau premier ministre, nouvelle loi anti skwat, ha oui je suis belge, et je suis triste de voir mon pays glisser vers l’extreme droite de plus en plus.

    Mais bref passons sur les points négatif :) ,

    Je ne suis pas parti aussi loin cette foix si par contre, de fait la je suis a lille pour mon premier arret, donc c’est pas super dépaysant, mais les rencontres sont au rendez vous <3
    Ensuite ca sera nantes, paris, et de la soit le sud soit londres…

    Par contre j'ai déja fait la thailande, que je te recommande chaudement.
    Je n'etais pas du tout attiré par l'asie et je suis arrivé la bas un peu par hazard, et si je n'avais pas eu moon chien a rechercher en belgique je serais encore probablement la bas.

    Enfin voila, alors pour mon kangourou on fait comment ?

  • Flo dit :

    Excellent la tournure de ton récit ! Ca parle à tous ceux qui l’ont fait ! Moi en rentrant d’Australie j’ai succombé au syndrome… Et suis parti vivre à Stockholm. C’est peut-etre ça la solution !

  • La Fenotte dit :

    Quel article utile! Merci! Mais surtout bravo! Parce qu’il est très bien écrit!
    Moi aussi je suis en train de me faire contaminer par la fièvre du voyage…

  • Kevin Dube dit :

    Voyager, c’est mettre sa vie en perspective. Ça nous fait inévitablement voir les choses différemment par la suite. J’ai trop envie de repartir. Et pourquoi pas là, maintenant!? Je peux être dans n’importe quelle pays du monde demain… GO!! La vie c’est et sera toujours l’instant présent, jamais demain. GO, GO GO!!

  • Vic and Alex dit :

    Quelle triste réalité… Le voyage ce n’est pas arriver c’est partir. C’est l’imprévu de la prochaine escale, c’est le désir jamais comblé de connaitre sans cesse autre chose, c’est demain, éternellemnt demain… Nous avons été atteint du virus du voyage en Australie il y a maintenant 2 ans. Pas un jour ne passe sans que nous pensions et parlions de ce voyage, notre coeur y est resté… Nous sommes partis, ailleurs. Notre sac à dos nous a kidnappé, mais de ce kidnapping une relation fusionnelle est née. Mon sac à dos, mon appareil photo sont mes meilleurs amis !!! Bonne continuation. On sait quand on part mais pas si on revient!!!!

  • Elsa dit :

    haha pas mal ton article !! j’ai découvert ton blog par un groupe FB et je suis vraiment contente. Il est très joli et vos photos sont canons. Je comprends tout à fait ce que vous vivez !! Perso je suis rentré en France il y a un mois, après 11 mois en Australie et c’est dur !! J’ai qu’une envie c’est de repartir en vadrouille ;)

  • Aurélie dit :

    Superbement bien écrit ! Quel beau résumé de cette vie de bagpacker qu’il est difficile de quitter une fois que l’on y a goûté !

  • La Mouflette dit :

    Tiens c’est marrant nous aussi on c’est fait kidnapper, après négociations on est rentré en France et depuis il est en train d’échafauder un nouveau plan pour ns re kidnapper… les sacs à dos sont si fourbes!!!

  • Hélène dit :

    Quel sac à dos facétieux ! ;)
    Je vois qu’on est nombreux avoir le même genre de sac à dos…
    Plus sérieusement, je trouve qu’il n’est pas toujours évident de mener une vie de bohème sur des années. Souvent sur la route, en Australie ou en Asie, j’avais ressenti le besoin de me poser plus que quelques jours au même endroit ou de créer des liens avec des personnes que l’on ne quittera pas au bout d’une semaine…
    C’est assez magique d’être libre comme l’air, mais je me souviens de certains moments où une certaine sédentarité (toute relative) me manquait quand même un peu…
    Evidemment, une fois rentrée en France, je ne rêvais que de repartir ! ça se saurait si les choses étaient simples dans ma tête ;)
    Je crois que l’idéal à présent est de trouver un équilibre entre cette envie de voir le monde sans contrainte et de conserver une bulle de confort régulièrement.. tout un programme, une harmonie à trouver ! ;)

    En tout cas, j’ai trouvé très juste le passage sur le voyage formateur que représente une année WHV en Australie. On en revient (ou pas) mais complètement changé ! Ensuite à chacun de vivre sa vie comme un grand voyage au quotidien ! ;)

    Bref, je vous souhaite une belle année down under !

    • Oz & Go dit :

      Merci beaucoup Hélène ! C’est vrai que parfois il faut savoir poser ses valises pour créer du lien et vivre le quotidien. Voyager plus lentement, plus longtemps, et différemment, c’est peut-être la solution ? ;)

  • Elsa dit :

    Nous avons tous cette envie de partir et de tout laisser derrière nous. Cependant, il faut bien être armé financièrement et mentalement avant de se lancer. Je ne suis pas convaincu que vivre en sédentaire soit plus intéressant que de vivre dans une banlieue du 69. Avant de décider de s’installer dans un pays que ce soit l’Australie ou un autre, nous devons nous assurer d’avoir un emploi fixe et stable.

  • Nagim dit :

    « Le voyage est a l homme ce que les ailes sont aux oiseaux ».
    Bonne route !!

  • Blandine dit :

    Ca fait envie tout ca!!! J adore la conclusion de tout ça, très bien écrit « Et vous savez quoi ? J’ai une ultime confession à vous faire avant le point de non-retour : je crois que je me suis fait à cette nouvelle vie. Comment s’en séparer dorénavant ? »
    Jai envie de tenter l aventure…mais mon homme aime trop ça sécurité pour tenter l’experience…il aime les voyages mais juste pr les vacances…
    Comment faire

  • Blandine dit :

    Oui pourquoi pas

  • Christian dit :

    Superbe article, vous avez tout compris !

    Chris

  • Christian dit :

    Vous avez tout compris !

    Chris

  • Franck dit :

    Je pense qu’au contraire tu découvres la vie.

    Cette monotonie, cette stabilité que tu avais, emploi, des prêts a la banque, construis une maison, fais des enfants, achète une voiture, endette-toi pour 20 ans comme ça tu gardes ton emploi jusqu’à la retraite et tu paies tes impôts tous les ans bien sagement tu consommes un maximum comme un bon petit soldat.
    C’est ce message que nous abreuve l’état, la télévision, ce modèle de vie que le système veut nous imposer, ce modèle de vie qu’absolument tout dans les journeaux, les télévisions, déclare comme « le modèle à suivre » les autres sont traités de marginaux, sont stigmatisés.

    Mais non au contraire toi tu as dit NON à tout ça, peut-être reviendras-tu à ce modèle de vie s’il te manque et s’il te convient (après tout il peut convenir à certaines personnes) mais au moins tu as eu le courage de tout plaquer, de prendre ta vie en main, maintenant voyage, vois des choses, rencontre du monde, enrichis-toi de tout ça, découvre de nouveau mode de vie et construis-toi toi-même le mode de vie qui te convient !!! Ne laisse pas le système choisir pour toi ;)

  • REBERT dit :

    Quelle plaisir à lire le blog! je suis tombée dessus par hasard et je me régale, un vrai talent d’écrivain! Bon voyage!

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