Travailler dans un zoo en Australie : notre expérience Helpx

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Depuis notre arrivée en Australie, nous expérimentons le Helpx (du volontariat en échange de l’hébergement et la nourriture). C’est une excellente manière de découvrir l’Australie avec ses locaux mais également d’économiser un peu d’argent tout en voyageant.
Avides d’expériences nouvelles, le Helpx nous a permit de découvrir et de nous découvrir dans d’autres domaines que ceux auxquels nous avions toujours été confrontés dans notre ancienne vie de sédentaire.
Mais le but ultime de ces expériences est avant tout de rencontrer les gens du pays, d’apprendre un peu plus sur leurs us et coutumes et de partager leur vie le temps de quelques semaines.

 Découvrez tous nos conseils pratiques pour rechercher un Helpx de rêve à la fin de cet article

Après une première expérience dans une ferme australienne conviviale et familiale qui nous aura permis de découvrir le Helpx autour de valeurs d’échange et de partage, nous avons décidé de nous lancer dans quelque chose d’un peu plus éloigné encore de nos habitudes de travailleurs cérébraux : faire du bénévolat dans un zoo !
Aucun de nous deux auparavant n’avaient travaillé avec des animaux, et encore moins des animaux natifs de l’autre bout du monde, comme les kangourous, les émus, les cassowaries ou encore les possums.
Bref, ça allait être une découverte complète.

UN ANIMAL DE PROPRIÉTAIRE !

À notre grande surprise, le premier animal que nous avons rencontré au zoo n’était autre que son propriétaire. 
Ce grand gaillard de deux mètres, cheveux bouclés et ébouriffés, à l’accent bien trempé et au juron facile, fut un peu difficile à comprendre et à appréhender dès notre arrivée.
Il faut dire que, d’une expérience à l’autre, de Byron Bay au nord est du Queensland, nous sommes passé d’un hôte type « gros roots » au « gros rustre », sans transition aucune (si ce n’est celle de nous enivrer de paysages et de soirées avec d’autres congénères voyageurs sur la route). 
Autant dire qu’il à fallu s’adapter !

Mais c’est justement ça qui est passionnant et enrichissant avec le Helpx, voyager d’un univers à un autre !

Quelques balbutiements plus tard et un premier weekend bien chargé, nous sommes opérationnels. Il aura fallu dompter notre animal de propriétaire, ou tout du moins cerner son humour particulier et papoter avec les autres helpers pour nous sentir d’attaque à rester un mois !

PREMIERS PAS ET JOURNÉE TYPE

La transmission des différentes tâches se fait de volontaires à volontaires. Entre deux coups de râteau dans les cages à oiseaux, on échange anecdotes et conseils pratiques.
Je fais connaissance avec les animaux les plus « friendly », tandis que ma « tutrice » me met en garde contre certaines bêbêtes moins sympathiques : « Avec Jabba, le jabiru du zoo, tu dois faire attention, et rentrer dans sa cage avec une grande branche de palmier pour l’éloigner. Il est souvent de mauvaise humeur… » me conseille Sara, une anglaise « coincée » au zoo depuis deux mois.


Coincés, c’est un peu le cas de le dire, au cœur de la Daintree Forest, aucun des volontaires sur place n’a de voiture. Difficile de s’échapper le temps d’une après midi pour retrouver la civilisation, et s’aérer l’esprit. Tous, sont là depuis un bon bout de temps et avouent sans rancune : “Le zoo nous a rendu fou !”
C’est vrai que passer tout son temps avec des animaux, ça peut rendre un poil gaga…

animaux-zoo-australie-47En plus des matinées de travail, chaque jour en fin d’après midi, les volontaires doivent travailler une petite heure afin de nourrir les animaux nocturnes du zoo

Nous avons travaillé dans ce zoo, perdu au fin fond du Queensland, au cœur de la Daintree Forest durant presque un mois. Sept jour sur sept, cinq heures par jour.
Chaque matin, à 7h30 nous avions rendez-vous dans le grand hall de la réception du zoo avec Gil, le propriétaire, qui nous accueillait sourire en coin avec un petit “It’s a beautiful day” d’un air malicieux, avant de distribuer les différentes tâches de la journée.

En général, sur une équipe de quatre volontaires, deux helpers s’occupent de tous les animaux du zoo.
Le travail consiste donc à préparer leur nourriture, changer leur eau, et nettoyer leur cage pendant les deux premières heures de la matinée.
Puis les trois heures suivantes sont consacrées à l’entretien du zoo en général. C’est à dire à nettoyer les allées, passer le râteau, ramasser les petites crottes de kangourou qui trainent partout. Il y a toujours quelque chose à faire. Pas le temps de s’ennuyer !

animaux-zoo-australie-52L’un des menus préparés par nos soins pour les Quoals du zoo : petit poussinet sur son lit de fruits tropicaux à déguster fraîchement !

Les deux autres helpers ont des tâches plus diversifiées et souvent plus physiques.
Dans un premier temps, ils s’occupent chaque matin de trier les différents produits récupérés chez Woolworths pour les distribuer aux animaux : des carottes pour les kangourous, des fruits de la passion pour les cassowaries, etc
De nombreux fermiers en Australie ont des partenariats avec les grandes surfaces afin de récupérer les produits qui ne peuvent plus (ou pas) être en rayon, comme les légumes un peu vieillis, les invendus, ou les produits dont la date limite de consommation approche. Cela a l’avantage d’éviter pas mal de gâchis.

Ce que les animaux ne mangent pas, les helpers s’en occupent ! Les volontaires récupèrent certains produits pour que nous puissions cuisiner de bons petits plats le soir. Ils préparent ensuite les seaux de légumes pour les différents animaux du zoo.
Enfin, une autre partie de leur boulot consiste en général à construire des enclos, préparer les cages pour la saison des pluies, creuser des trous, nettoyer des voitures, et…. encore creuser des trous. Sans oublier l’entretien du zoo en général, bien sûr.

UNE EXPÉRIENCE HELPX HORS DU COMMUN

De manière générale et pour plusieurs raisons, ce fut une expérience hors du commun ! Pendant presque un mois, nous étions complètement coupés du monde.
Se faire des copains kangourous, découvrir l’affection de certains oiseaux, câliner des possums, s’occuper d’eux tous les jours est une expérience inoubliable.

Mais attention, le travail demande de l’énergie. Il faut être conscient de l’envers du décor. On nettoie de la merde tous les jours. On se salit. On mange de la poussière.
Parfois, le boulot n’a rien à voir avec le zoo. Les mecs creusent des trous à la barre à mine sous le cagnard pendant des heures. Ou alors tu te retrouves à devoir nettoyer les crocs roses du boss sans savoir pourquoi on te demande ça…

IMG_6624Malgré ses airs rudes et son humour particulier, nous avons passé de bons moments en compagnie de Gil

Les « queenslanders » ont la réputation d’être rudes. En ce qui concerne Gil, ce n’est pas qu’une réputation. Le boss à un caractère particulier. Il faut s’y faire.
En même temps, quand tu choisis de travailler dans un zoo au milieu de nulle part, tu sais bien que ce n’est pas pour te trémousser en petite robe et faire des couronnes de fleurs avec le boss…
Ils ont un côté brut de décoffrage.
Certains, à l’image de Gil, ont une manière particulière de communiquer : plus ils jurent lorsqu’ils te parlent, plus ils t’apprécient ! Et ils attendent en retour que tu t’adresses à eux de la même manière. C’est un peu déroutant au début.
Bien sûr, il ne faut pas faire de généralités, mais c’est simplement ce que nous avons vécu durant un mois.

Et c’est aussi ça qui fait la richesse du Helpx. Être en contact avec des gens qui ne nous ressemble pas, travailler dans un domaine qui nous était complètement étranger, c’est une expérience à part entière.
Et c’est enrichissant, même si parfois cela peut être frustrant et que ça nous bouscule. Mais c’est aussi grâce à ces rencontres que tu apprends vraiment à connaître un pays et ses habitants. A en découvrir la complexité.

MAIS UNE SITUATION PRESQUE ABUSIVE

Maintenant, avec le recul nécessaire, il me semble que nous avons vécu une situation de Helpx presque abusive. Et il est important d’en parler.
Je m’explique : dans Help exchange, il y a le mot échange. C’est donc un échange de services. Quelques heures de travail quotidien en contre-partie du logement et de la nourriture. Mais souvent, c’est bien plus que ça. Chez de nombreux particuliers, on partage bien plus. Ce n’est pas qu’une question de travail.
Au cours de cette mission en zoo, nous avons expérimenté une philosophie vraiment différente. Un zoo, c’est un gros business. Et le propriétaire, Gil, accueille des helpers depuis 10 ans. Il en a vu passer. Et clairement, il se fout de qui tu es ou de partager un repas avec toi. Pour lui, tu es juste une main d’œuvre abordable et un excellent moyen d’économiser énormément d’argent.
Et c’est là que se pose la question d’une situation abusive, car tout le fonctionnement du zoo ne repose que sur le travail des volontaires.

L’autre constat qui nous a amené a nous questionner concernait la nourriture. En effet, la nourriture provenait des invendus de Woolworths. Et donc la quantité que nous pouvions récupérer était très aléatoire et pas vraiment variée. Parfois après avoir rempli les seaux des animaux, il ne restait pas grand chose.
Et si l’on se retrouvait avec une tonne de brocolis, on mangeait du brocolis à toutes les sauces.
Pendant les périodes de transition et de formation des nouveaux volontaires, nous étions nombreux (jusqu’à 7 helpers), et le boss avait un peu tendance à oublier qu’il devait compléter avec d’autres produits pour que nous puissions cuisiner quelque chose de décent.
Pour ces différentes raisons, il ne respectait pas vraiment le « contrat » de base de l’échange de service.

L’expérience reste malgré tout enrichissante. Mais malheureusement, il est dommage de constater que certains hôtes profitent de la situation. Car ils ternissent la réputation de l’échange de service, qui est, dans ses fondements, basé sur le partage.

Alors surtout, ne vous découragez pas. Et si ce paragraphe vous a tout de même fait douter, relisez notre article sur 10 bonnes raisons de faire du Helpx en Australie.


COMMENT TROUVER UN HELPX DE RÊVE ?

Vous avez été nombreux à nous demander comment nous avions trouvé notre Helpx dans un zoo. Sachez qu’il est très facile de dégoter ce genre de missions. Pour cela, vous devez être inscrit sur le site Helpx.net. L’inscription coûte 20 euros, elle est valable pour une à deux personnes durant 2 ans.
A travers cette plateforme, vous aurez accès à toutes les missions proposées par les hôtes, ainsi qu’aux reviews des Helpers. Les domaines sont vraiment très variés.
Pensez à bien lire la description de la mission afin de choisir un projet qui vous intéresse vraiment. Et n’hésitez pas à jeter un œil aux reviews des autres Helpers pour vous faire une idée de la philosophie de Helpx de vos hôtes.

Quelques exemples

- Travailler dans un zoo
- Travailler dans un ranch
- Travailler dans une ferme équestre
- Travailler dans un hôtel sur une ile paradisiaque
- Travailler dans une école de surf

Il y en a pour tous les goûts ! Comment les trouver ? C’est très simple !
Pour cela il vous suffit simplement d’utiliser la barre de recherche du site Helpx, et de taper un mot clé en rapport avec la mission que vous recherchez. Ensuite, il vous suffit de postuler en envoyant un mail.
Pour mettre toutes les chances de votre côté, il est très important de bien remplir son profil avec une présentation détaillée et une photo sympa. Pensez également à envoyer un mail personnalisé en vous présentant et en indiquant vos motivations.

 


1 Commentaire

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